Le sommet de l’Otan 2017. Instrumentalisation réaffirmée de l’alliance par les USA

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Le sommet de l’OTAN de Bruxelles 2017 se tient à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de l’OTAN situé juste en face de l’actuel sur le site des anciens aérogares de l’aérodrome de Haren. Il est le premier sommet pour les dirigeants de trois des pays les plus importants au sein de l’Alliance, le président américain Donald Trump, la Première ministre britannique Theresa May et le président français Emmanuel Macron.

Cette rencontre aura permis de mieux comprendre le sens des diverses interventions du Président des États-Unis, Donald Trump, concernant le rôle joué dorénavant par cette alliance dans le processus de domination planétaire par l’impérialisme américain. Nous assistons à la mise en place d’un processus d’une soumission appréhendée et réaffirmée de tous les membres aux ordres des USA. Au cours des premiers mois de son mandat, le comportement du nouveau Président des États-Unis sur la scène internationale s’est rapidement développé avec quelques manifestations guerrières offensives unilatérales et sans équivoque : Les frappes punitives contre la Syrie, le déploiement d’un convoi de navires de guerre à proximité de l’environnement nord-coréen et le largage de la « bombe de la paix » au-dessus de l’Afghanistan constituent des actes de guerre pouvant servir d’avertissements pour tous les États de la planète (Vers une guerre mondiale).

Le Sommet de l’OTAN aura permis aux USA de réaffirmer le fait que leur puissance ne peut plus être négligée ou contestée et que les divers blocs stratégiques devront désormais en tenir compte et se soumettre.

Ce comportement remarqué du Président sera bien accueilli aux États-Unis. Reprendre la commande de tous les États membres de l’Alliance et leur imposer la feuille de route des USA dans le processus de la domination hégémonique planétaire.

Photo de famille des membres de l’Otan, 2017

Les membres européens de l’OTAN offensés

Selon l’Éditorial du journal Le Monde, « le président américain ne s’est pas embarrassé de telles prévenances à l’égard de ses alliés européens, jeudi 25 mai, à Bruxelles. Devant 27 chefs d’État et de gouvernement de pays membres de l’OTAN qui l’écoutaient, debout, M. Trump, choisissant de mettre l’accent sur ce qui divise plutôt que sur ce qui rassemble, s’est livré à un réquisitoire déplacé, maladroit et contre-productif sur les niveaux de dépenses de défense… Après avoir fait observer une minute de silence pour les victimes de Manchester, Donald Trump est immédiatement passé aux affaires de financement, auxquelles il a consacré l’essentiel de son discours, sur un ton comminatoire » (lemonde.fr).

Son agir sur la scène internationale lance un message « urbi et orbi », soit celui de la nouvelle donne de la stratégie de domination mondiale de Washington. Désormais, les États-Unis peuvent intervenir là où bon leur semble et ce en fonction de leurs intérêts sans obtenir au préalable l’aval des autres membres de l’Alliance. En ce sens, les propos tenus par le Président durant la campagne présidentielle semblent se traduire dorénavant ainsi dans les faits.

  Fais par Ouo-Ouo Zingui DELAMOU, Communicant à l'ISIC de Kountia.